"J'ai acquis la conviction que les citoyens, lorsqu'un problème est vécu ou lorsqu'un progrès est espéré, sont des experts légitimes de la question posée"
Ségolène ROYAL.
Fort de ma compétence de citoyen-expert, je vous fais part de mes réflexions.
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| Le narrateur de France 2, qui commente les reportages aux infos, est pénible à entendre. Il a un ton à la fois, chantant et pleurnichard.
Chantant, c'est courant chez les enfants. Ils ont une tendance à "chanter" quand ils lisent un livre, une histoire. On a beaucoup de mal à leur faire changer cette habitude. Mais on y arrive. Les adultes perdent généralement cette manie, (sauf le narrateur de France 2 . . .). Les présentateurs des informations proprement dites, sur n'importe quelle chaîne, adoptent un ton récitatif convenable, appuyent ou non sur certains mots, sur certaines expressions, mais l'ensemble de leur discours passe très bien.
Pourquoi certains commentateurs de reportages adoptent-ils ce ton geignard, qui retombe comme un métronome mal réglé sur chaque fin de phrase, en queue de poire? Personne n'est choqué par cette façon de faire?
Surtout, Messieurs les responsables des infos, ne vous séparez pas ce triste narrateur, mais, s'il vous plaît, apprenez-lui à "réciter" ses textes avec un peu plus de neutralité et de bonne humeur.
Pour que je continue à suivre les infos sur le service public avec autant de plaisir que sur TF1. . . .
D'avance, merci.
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Michel ROCARD Si la gauche savait
Dans ce livre d'entretiens avec Georges-Marc Benamou, on retrouve l'histoire de la vie militante de M. Rocard depuis les années 1950.
Un phrase m'a frappé particulièrement, page 349 :
"L'économie des Etats Unis est de moins en moins productive et de plus en plus spéculative: il y a une bulle immobilière aggravée d'une bulle du crédit hypothécaire. Un tsunami financier est possible à terme proche. Ce ne peut qu'être terrible."
Nous sommes en 2009, le livre a été publié en 2005. Quelle prophétie ! Belle leçon d'économie ! Bravo, Monsieur Rocard !
Vos amis socialistes de la « première gauche » comme vous dites, auraient dû mieux vous apprécier et vous écouter davantage
Mais, c'est bien connu, la gauche n'aime pas l'économie, elle préfère rêver à des lendemains merveilleux où les loisirs éternels tiendront lieu de doctrine économique.
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| Pierre Bergé accorde une interview au Journal du Dimanche. (25 Janvier 2009).
L'industriel, retiré des affaires, ne pratique pas la langue de bois :
"Je continuerai à soutenir Ségolène"
. . . Votre autre passion aujourd'hui s'appelle Ségolène Royal.
. . . Elle avait pour moi ce mérite de vouloir faire de la politique autrement. A avoir compris cela, ils sont trois dans le monde, Barack Obama, Nicolas Sarkozy... et elle.
(Diable ! 3, c'est peu !)
Aujourd'hui, le PS ne veut plus financer Royal. Ses abonnements de journaux sont supprimés, on lui impose un échéancier pour le remboursement des sommes qu'elle doit au parti. Qu'allez-vous faire? C'est scandaleux. On lui coupe les vivres après lui avoir coupé les voix. Volé ses voix, devrais-je dire. J'étais au QG de Ségolène la nuit où cela s'est passé pour le poste de Premier secrétaire. Quand les aubrystes ont compris que Ségolène allait l'emporter, ils ont trafiqué les résultats.
Autour de Ségolène il y a des gens qui représentent une certaine gauche à laquelle je crois. Je pense notamment à Vincent Peillon, à Gérard Collomb, Manuel Valls, à Jean-Noël Guérini... C'est cette gauche qu'il faut aider et pas seulement Ségolène, même si elle en est le fer de lance.
Vous n'aimez pas Martine Aubry... Elle est associée à une gauche qui n'est pas la mienne. Celle des Hamon ou des Jospin...
Beaucoup d'hommes d'affaires répartissent leur générosité entre la droite et la gauche... Ce n'est pas mon cas. Je n'ai jamais soutenu une organisation de droite ou du centre. Pourtant, j'y ai des amis et je le revendique. J'aime beaucoup Xavier Bertrand, le nouveau patron de l'UMP. En tant que président de Sidaction, lorsqu'il était ministre de la Santé, j'ai découvert un interlocuteur courageux. Xavier Darcos, le ministre de l'Education, est un homme de grande qualité, un helléniste distingué. Il y en a d'autres que j'aime beaucoup.
Le président de la République? C'est un vrai ami. Je le connais depuis de nombreuses années. Nous avons participé ensemble à des actions contre le racisme et, depuis, j'ai avec lui des liens assez proches. Même si je n'ai pas aimé Nicolas Sarkozy ministre de l'Intérieur. Ce ne sera jamais mon candidat, bien sûr. Mais il est un président moderne. Je le vois de temps à autre. J'aime beaucoup sa femme, qui est une amie depuis longtemps. Elle a défilé souvent pour Saint Laurent, qui avait beaucoup d'affection pour elle. C'est une femme très intelligente et... de gauche.
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| LA REFORME DES LYCEES
La réforme proposée par M. Darcos donne lieu, selon les media, à une avalanche de manifestations des lycéens et de leurs professeurs.
Et une polémique se lève : les manifestations rassemblent-elles la majorité des élèves et des enseignants ? Ou bien y a-t-il une proportion non négligeable d'établissements qui n'envoient pas leur monde dans la rue et qui seraient prêts à adopter la réforme ?
Pour confirmer cette deuxième hypothèse, une solution : organiser un référendum, établissement par établissement, et alors, ce sera au ministre de décider d'appliquer sa réforme chez ceux qui en veulent bien.
Quitte à mettre en place un baccalauréat « Darcos » et laisser en place un bac à l'ancienne.
Qui serait contre une solution aussi raisonnable ? Les syndicats ? Certainement pas, ils ont un sens très développé de la démocratie.
Les parents ? Pour une fois qu'on leur demanderait leur avis, ils pourraient le donner en connaissance de cause, si on leur explique bien.
Les élèves ? Je me pose beaucoup de questions sur l'exercice du libre arbitre des jeunes. Mon fils, lycéen dans les années 80, un moment militant convaincu et gréviste à ses heures, a été écoeuré quand il s'est rendu compte qu'il était manipulé par certains enseignants.
Allez, Monsieur Darcos ! Du bon sens ! Proposez votre réforme à ceux qui en veulent !
Laissez les autres continuer dans la tradition de l'Education Nationale, qui défend bec et ongles, sa vision dépassée de ses prérogatives.
Valérie Pécresse, ministre des Universités, a bien réussi à introduire une certaine diversité dans le fonctionnement des Facultés. Pourquoi ce qui est possible dans l'Enseignement Supérieur ne le serait-il pas dans les lycées ?
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MAGISTRATS EN COLERE
Les magistrats sont en colère, une colère noire, 500 d'entr'eux signent une motion : ils exigent des excuses de leur ministre. Pourquoi ? Parce que Rachida Dati a fait réveiller un magistrat à 11 heures du soir ! Quel scandale ! C'est une première ! C'était jusque là inconcevable ! Réveiller un fonctionnaire, qui plus est, un fonctionnaire de la Justice, alors qu'il dort ! Cela ne s'était jamais vu. Il faut que Mme Dati s'excuse publiquement d'avoir manifesté une telle audace, un grave manque de respect dû aux magistrats ! Oui, que Rachida se dépêche de présenter des excuses à ce corps de serviteurs de la justice dont elle a bafoué l'honneur. Sinon, ils auront sa peau !
Les magistrats méritent des excuses, parce que, eux, ils sont irréprochables. Ils ne se trompent jamais. Ils respectent les procédures. Ils ont une haute idée de leurs compétences. Bref, ils sont intouchables. Bien sûr, ils ont envoyé en prison quinze personnes d'Outreau pendant des mois, pour les acquitter ensuite. Mais, ce n'est pas de leur faute. Ils n'ont pas à s'excuser d'avoir brisé des familles, ruiné des situations professionnelles, poussé un accusé au suicide. Non, ils n'ont fait que leur métier. Ils sont tellement parfaits, les magistrats, qu'ils ont fini par acquitter tous ces pauvres gens. Surtout, pas d'excuses, circulez citoyens, il n'y a rien à voir. La justice est exercée par des magistrats irréprochables. Ils exigent des excuses, mais eux, ils n'ont à s'excuser de rien.
Réveiller un magistrat la nuit ! Mais les magistrats ne sont pas comme ces responsables d'usine qui, eux, trouvent normal d'être réveillés si un accident corporel se produit la nuit dans leurs ateliers. Bien sûr, leur profession –un métier technique- n'est pas une profession noble comme celle des magistrats. Mais les magistrats ne sont pas non plus des employés de SAMU, qui accourent, quelle que soit l'heure, si un malheureux tente de se suicider. Après tout, ils ne font que leur métier. Le métier des magistrats n'est pas de courir à tout bout de champ, ils doivent dormir, la nuit, du sommeil du juste. S'il arrive aux magistrats de libérer un délinquant en signant un document où ils confondent confirmer et infirmer, c'est sûrement parce qu'ils ont mal dormi: la ministre a troublé leur sommeil.
Les enseignants ont eu la peau de Claude Allègre, vous verrez que les magistrats auront la peau de Rachida. Ce n'est pas le ministre qui commande les fonctionnaires, ce sont les fonctionnaires qui défont les ministres.
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